NEW: Histoires drôles et certifiées réelles (6)

    

Credit photo: http://trot.over-blog.com/

 

 

    Le lieu :   Votre serviteur très tendu ce 4 Aout 1973 sur l’hippodrome d’Enghien les Bains, veille de partir à…l’armée,  jouant son va-tout afin de partir chez les mecs en treillis avec un peu d’oseille en poche.

 

 

      Acte I: Ayant passé à la caisse quelque peu avant le Prix de Washington, épreuve disputée sur 1600 mètres, départ à l’élastique avec …rendements de distance de 20 mètres en 20 mètres, étant de plus euphorique devant la classe d’un de mes chouchous trotteurs, la ‘peinture’ Buffet II, direction le guichet.  Bien que rendant 40 mètres sur 1600 mètres, et non conscient de la chose, je me dirige vers la caisse où personne ne faisait la queue (chose rare en ces temps là).
–  Oui, le ( je ne me souviens plus exactement du numéro) le 14, 5 fois gagnant, s’il vous plait.
– Voilà 250 francs.
Je relève la tète et je m’aperçois de ma bévue, j’étais au guichet à 50 francs au lieu de 10 francs.
Le guichetier me regarde un peu drôlement, du style c’est pas possible, il va me faire annuler ces jeux, peuvent pas faire gaffe où ils sont…
Mon honneur étant en cause, plus vite qu’il ne faut pour le taper sur l’ordi, je sors de ma poche la somme demandée, c’est à dire que si Buffet II ne gagne pas…tondu de chez tondu le pauvre futur touffion…
       Acte II:   La course s’élance et là je comprend que j’ai pété les plombs en mettant ‘ ma tête’ sur le crack de Loulou Hanse et de Monsieur Cooren. Un bolide nommé Boum de Sassy  n’attend personne et Buffet II se retrouve à 50 mètres du trotteur de Michel Letouzé …
Faut dire que dans le dernier tournant, ça sentait le roussi, voire cramé pour Bibi, bien que le fils de Kerjacques se lançait et doublait ses rivaux un par un. A l’entrée de la ligne droite, Boum de Sassy (grand spécialiste d’Enghien) comptait encore bien 30 mètres d’avance sur mon Buffet II.
      Acte III: Petit à petit et poussé au maximum par mes encouragements et gesticulations en tous genres, Buffet venait sur le poteau rejoindre Boum. Placé à la pelouse, personne ne pouvait se prononcer si le bel alezan avait eu le temps de le ‘sauter sur le pieu’ (j’ai toujours adoré cette expression). Après la plus longue photo de ma vie (20 minutes), on affiche…premier le Crack!
      Acte IV: Buffet II a du faire égalité ce jour là, mais peu importe, je passais à la caisse afin de manger gras…mais en sueur ! Et puis 1’14 à cette époque …si l’on m’avait dis qu’il fallait faire un tel chrono pour gagner, j ‘aurais moins fais le fanfaron avant de jouer !
       Epilogue: Avec mes 500 francs en poche, je me souviens que dans la dernière course avoir touché en amateur un certain Dauga qui finira 4è disqualifié pour poteau galop lors d’un Prix d’Amérique 1977 …mais je ne vous en raconte pas plus car cela va me permettre de vous narrer une autre histoire folle qui me suis arrivée…
A suivre !

 

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(New)Histoires drôles et certifiées réelles (5)

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Crédit photos Gettyimages. Pierre Désiré qui regardait les courses sur le capot de sa voiture au poteau des 2600 mètres. Une sacrée époque !

 

 

      17H40 : Un soir de réveillon de Noël sur hippodrome de Vincennes coté pelouse…Quelques habitués par moins 1 degrés essaient de se réchauffer en brulant les ‘Paris -Turf ‘ abandonnés par les ‘frileux’ dans le brasero qui nous servait en ces temps de …climatisation !  Un Corbeau bien connu des turfistes perché sur les barrières attendait tranquillement en croassant que l’on se barre afin de pouvoir ramasser les cacahuètes tombées, voilà pour vous planter le décor !

 

17H42 : Et oui, déjà la dernière et reste plus grand-chose en fin de réunion de ce mois de décembre dans les poches de votre serviteur. Heureusement que j’avais un ‘cake’. Un poulain de Pierre -désiré Allaire que je voyais imbattable ( j’étais jeune et innocent ! ). A cette époque les trotteurs ne faisaient pas de heats d’échauffement une heure avant la course. D’ailleurs je pense que c’est Gerhard Kruger qui a fait connaître cette méthode. Ensuite, voyant que cette véritable institution (à l’étranger) commençait à se pratiquer couramment par les autres entraineurs qui tentaient d’imiter le célèbre driver Allemand, les dirigeants de l’époque voulaient faire payer les heats d’avant-courses sentant la bonne affaire de faire rentrer des sous dans la caisse…c’est vite resté au  fond des placards et heureusement ( Toujours eu un train de retard ces gens-là)

Pour en revenir à notre histoire, donc une fois que la nuit tombait et que les projecteurs s’allumaient, les trotteurs faisaient le tour de la petite piste au pas et ensuite effectuaient leurs heats d’échauffement juste avant la compétition. En réfléchissant bien, les ‘Pelousards’ ont certainement été les premiers a avoir crée les interviews d’avant-courses, une sorte de voltigeurs des temps anciens. Lorsque les chevaux passaient au petit trot, placés au plus près de la piste, nous demandions poliment aux drivers si leurs chevaux étaient bien.

17H43: Mon ‘coup sûr’ drivé par Monsieur Allaire approche et me voici lancé dans mon interview.

– Il est bien Monsieur Allaire ? Il peut gagner?

– Non pas moi, allez jouer le Baudron les mômes, il va se balader !

–  Merci!

C’est au tour du ‘Baudron’ de passer devant nous

– Monsieur Baudron, il est bien votre cheval?

Aucune réponse de la part de Roger la Science ! Ce n’était pas un communicateur au contraire de Allaire qui parlait toujours aux turfistes.

17H46: Direction le guichet. Changement de dadas, les 50 francs soigneusement mis au chaud pour mon gagnant de la ‘der’ change de numéro et vont sur l’entraineur des Vrie…

17H52: La course part et le Allaire ‘sur le dos’, et le Baudron tête et corde…

Après 2050 mètres de course, premier Baudron à 5/1

Et voilà, merci Monsieur Pierre – Désiré Allaire, grâce à vous, j’ai  pu  faire un petit réveillon amélioré .

Tribulations d’un Français en Pologne

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    Après avoir au cours du mois de Mai vu son nom sur les programmes d’Argentan, Savenay, Paray le Monial, le Lion d’Angers, Strasbourg, Morlaix et bien sûr jeudi soir sur l’hippodrome de Longchamp, où Fabien Lefebvre s’est illustré avec l’excellente Jazz Mélodie, les turfistes…Polonais ont pu à leurs tours voir en selle notre grand voyageur Mayennais.

 

 

Ce samedi, Fabien avait trois montes. (1ère vidéo) Tribunal lui a permis de prendre un second accessit sur l’hippodrome de Varsovie, puis  (2ème Vidéo) une cinquième place avec un certain Lanaphor. Quant à sa troisième monte, elle a été déclarée non partante aux boites de départ.

 

 

Ce dimanche, Fabien se remet en selle trois fois. A suivre !

Histoires drôles et certifiées réelles (1)

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   Afin de faire connaître les courses de chevaux sur un autre angle que le jeu, je vais tenter de vous narrer des histoires vraies sur le turf. Ce sont des faits réels dont j’ai été témoin sur les hippodromes. Certaines sont drôles, d’autres tristes, mais cela se passait au temps où les courses de chevaux se vivaient…

 

Voici la première histoire dont je me souviendrais à vie.

Hippodrome de Vincennes: C’était l’époque où les ‘riches’ et ‘pauvres’ se mélangeaient à la pelouse. Une bande d’amis qui n’en rataient pas ‘une’, et encore ‘vivants ‘ à la 7è course en plein meeting d’hiver, plus tondus que jamais…Chaque potes fouillent au fond de ses poches et arrivent à réunir de quoi jouer  ‘ le coup de la ‘refaisaide’. Les quatre compères trouvent et décident de faire un trio:
Le dominateur de la bande, celui qui sait mieux que les autres annonce:
–  Les gars, il y a deux partants dans la course ( me rappelle plus des numéros)
– Oui tu as raison!
–  Bon les mecs , on met quoi ensuite?
–  Perso, si je vous mettez pas le 10, je ne joue pas avec vous dit-l’un d’eux !
– Ok dit le ‘chef ‘
Tout d’un coup on annonce que le départ ne va pas tarder. Le plus jeune, celui qui courrait le plus vite prend  dans la précipitation la décision de se rapprocher des guichets:
–  bon je fonce, ils vont partir !
A peine après avoir parcouru trente mètres, le ‘commissionnaire’ freine des deux pieds et hurle :
 – Et bande de nazes, je met quoi en quatrième cheval?
– Débrouille Toi, mais magne ton cul, sont en train de se regrouper !
Piquant un sprint digne de Roger Bambuck (Lewis n’était peut-être pas encore de ce monde) , le gars arrive juste à temps pour flamber les derniers sous de l’association.
Les chevaux après 2000 mètres effectués arrivent dans l’ultime tournant avec les deux bases du chef, détachées. Ensuite c’est plutôt confus pour le trio.
Résultats de la 7e course, 1er et 2è les deux bases et malheureusement 3è un cheval à plus de 100/1 , absolument injouable.
– Putain, mes deux bases sont là et je touche pas. Je commence en avoir marre de vos courses, de vos conneries, etc. etc. j’en passe et des meilleures
Tout d’un coup le ‘Commissionnaire’ encore tout essoufflé de son sprint initial, arrive en hurlant en sautant au cou de ses potes de flambe.
– Il va être beau le trio, il  a 10, 15 et 100 !
– On s’en fout, on touche pas!
–  bah si, j’ai rajouté le cheval que vous m’avez balancé vite fait.
– On t as rien donné, lequel ?
-Bah c’est bien vous qui m’avez dit, Débrouille toi?
Tout en brandissant le ticket, le ‘sprinter’ démontre en effet qu’il a bien coché le 3ème. (possible que le cheval portait le 1), mais c’est si loin !
En effet, Incroyable !
Coup de pot: le cheval arrivé troisième s’appelait Débrouille-Toi ! …Un Baudron du temps de Daos. Possible driver: Louis Chesneau…
Les 10000 francs en récompense offerts pour le trio aux quatre ‘experts du turf ‘ ont permis aux poches vides de se remplir, grâce aux connaissances et au ‘vase’ des quatre gars.
C’est cela les courtines !

 

 

 

Cap à l’ouest …

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         Dimanche sur l’hippodrome d’Auteuil pour gagner une course ou bien toucher un gagnant,  fallait mieux monter ou jouer un cheval entrainé dans l’ouest !

 

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       Angel’s Share, Listenmania, Accentus ainsi que Faubourg Rosetgri et King Goubert, les trois premiers du Quinté, Lou Buck’s, De Bon Cœur et son Dauphin, Alex de Lareddya, Sucaille, Melchief , possèdent la particularité d’être tous entrainés dans l’Ouest de la France. Seul, Guy Cherel sauve l’honneur du Centre d’entrainement de Maisons- Laffitte en se rendant Maitre des Patrons de l’Ouest …Nicolle et Macaire !

 

 

 

Que faut- il tirer de pareils résultats? 

 

   Chantilly n’a jamais été trop branché obstacle, mais le centre d’entraînement de Maisons-Laffitte semble en fin de règne? Avec le probable et prochain départ de Yannick Fouin, Jean Paul Gallorini pas loin de passer le flambeau à sa fille installée dans l’Ouest…on peut dire que Maisons-Laffitte est en voie de disparition. Malgré quelques uns qui conservent sous perfusions le centre d’entrainement, on peut se demander si tout a été fait pour que Maisons reste la cité du cheval !

 

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   Après la fermeture d’Enghien les Bains, la fuite des entraineurs d’obstacles d’Achères vers un air plus pur, seuls les souvenirs persistent avec la grande époque de l’obstacle…Adèle le Maitre, les Pelat, Gréco, les Beaumé (père et fils) …Bon, bah d’écrire cela, ça fait vieux grognard, et puis les courses se modernisent, vieux !

 

 

 

J’avais un pied- à- terre à Auteuil !

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    Etant fan de Meryl Streep et de Robert Redford,  je me suis inspiré de l’inoubliable film, Out Of Africa,  afin de scribouiller cet article nostalgique, mais peu romantique.

 

 

    Si ce n’est que paraphraser la première phrase du film;  – J’avais une ferme en Afrique, quel rapport avec le scénario de Sydney Pollack, d’après le roman d’Isak Dinesen, me direz-vous? Tu n’es pas Redford, ni Meryl Streep, et encore moins aristocrate. Evidemment, mais mon histoire d’amour avec les courses d’Auteuil possède de faux airs, de loin, je le conçois, avec ce chef d’œuvre du 7ème art. Je développe : Immense passion, puis déceptions successives qui mène à l’abandon. Et pourtant, il en faut du temps pour qu’une passion s’éteigne…
   La première fois que j’ai assisté à des courses de chevaux, j’avais dix ans. C’était sur l’hippodrome d’Auteuil. Ce fut un coup de foudre tel, que j’en rêvais la nuit… et même le jour devant mes cahiers d’écolier. Le Tonkin, Madagascar, rien que la dénomination des pelouses de l’hippodrome me permettait de m’évader de cet ennuyeux quotidien, qui dès mon plus jeune âge, ne m’a jamais trop donné envie d’y participer. je connaissais les noms de quasiment tous les sauteurs, bons, cracks ou simples ‘réclamers’. Les citer ici, reviendrait a faire un inventaire à la Prévert…
  Paraf, Hyères III, Hardelot, Cacao, Santo Pietro, Rivoli, Quitte Double L, Girasol , j’en passe et des moins bons. Pot d’Or (Mon grand amour), Les Roseaux, l’allemande Toronja, Elraka, Bison Futé, Monstre Sacré se sont ajoutés à ma longue liste de ceux qui m’ont fait trembler, vibrer, j’allais écrire…jouir !
   Un peu à l’image de Karen Blixen, au lieu de m’avoir donné mission de planter des caféiers en Afrique, je m’étais donné mission de découvrir les nouveaux talents chez les sauteurs. Une telle passion peut amener à la folie. D’ailleurs toute passion devient folie dont on ne guérit jamais ou mal.
    50 piges après, que reste t-il de cette merveilleuse aventure? Pour être tout à fait franc, plus grand chose, à part l’admiration pour ces grands athlètes que sont les sauteurs et leurs cavaliers qui tous deux risquent gros. Evidemment on me rétorquera que rien n’est plus pire que de voir un cheval blessé sur l’hippodrome attendant le vétérinaire afin de mettre fin à ses souffrances. Il est certain que cela marque les esprits. Je me souviens du premier cheval que j’ai vu euthanasié. Il répondait au nom de Barberousse… Je me souviens également de jockeys qui ne sont jamais rentrés chez eux: Daniel Merle, Pierre Lec, Philippe Ménager, Didier Mescam. J’ai toujours une pensée pour tous ces héros lorsque je pénètre dans mon EX pied-à-terre.

 

  Pourquoi EX, me direz-vous ? Pour être honnête, j’ai perdu la foi. Je ne reconnais plus MON hippodrome. Le temps n’arrange pas les affaires de cœur, mais pas que . Le jour où l’on a commencé à fermer les pelouses sur les hippodromes, l’âme des courses s’est envolée. Ensuite, une fois les innombrables erreurs commises par ‘ceux qui savent’, ils ont essayé de récupérer l’âme…Chose impossible ! Maintenant de voir cet hippodrome vide la semaine et à moitié plein le dimanche (pour être optimiste) l’ennui arrive presque aussitôt entré dans les enceintes. Lorsque l’on voit ce jour de réouverture, le peu de public venu admirer une pouliche aussi exceptionnelle telle que, De Bon Cœur, on peut se poser la question, comment que cela va se terminer et quand ? Avec la fermeture de l’obstacle à Enghien les Bains ( quelle bêtise), le gâteau séparé entre trois ou quatre entraineurs et idem côté propriétaires, cela ne peut durer ad vitam aeternam…Après avoir lassé le public, via l’accueil, voici maintenant arrivé le temps des vaches maigres coté rapports ! Et encore, imaginons que les écuries; Bryant, Munir, Papot jettent l’éponge comme l’a fait Jean- Paul Sénéchal…
     Pour ne pas finir comme dans Out Of Africa, une caméra fixe sur un lion qui vient parait-il  hurler le soir sur une tombe, restons optimiste et ne regardons que le spectacle passionnant des courses d’Auteuil… laissons notre zoom à nous,  posé sur AL CAPONE II qui regardent ses congénères dans le rond !

 

 

Vestiges d’Enghien-obstacles !

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   Rien n’est plus triste qu’une cour d’école sans le cri des enfants. Rien n’est plus triste qu’une oisellerie sans le chant des oiseaux. Rien n’est plus triste que la piste d’Enghien les Bains sans ses obstacles…Inauguré en 1879, le temps et la mauvaise gestion des courses ont eu raison de cet endroit. Reste les trotteurs qui semblent se demander si l’avenir ne leur réserve pas la même chose…

 

 

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   Une semi-nocturne sur l’hippodrome d’Enghien les bains par un froid piquant, ce n’est déjà pas très gai, mais avec en plus cette vue de la piste d’obstacles défigurée …ça glace d’effroi  !  Plus de rivière des tribunes, plus d’avant ni de dernière haie. La piste en fibrée par où les chevaux se rendaient au départ ou retournaient au rond et écuries après leurs efforts…détruites. Comment ne pas être nostalgique après ces visions ? Et comment ne pas être révoltés, alors qu’un an avant la prise de décision de fermer les courses d’obstacles…on avait refait à neuf certains obstacles, dont la Rivière des Tribunes ! Quel gâchis !

 

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Certains habitants des environs racontent que les nuits de pleine lune, ils entendent des bruits étranges dans l’hippodrome…certains ont cru voir Northerntown, Le Rheusois, Ubu III, Cérilly écouter les conseils de Bernard Sécly…

 

 

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Tant bien que mal, les trotteurs, qui espérons-le, feront résonner un jour le bruit de leurs sabots sur l’ancienne piste d’obstacle, assurent le spectacle.

 

 

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Pour conclure sur une note optimiste :  QUE LE SPECTACLE CONTINUE

 

1- Parce qu’eux aussi existent…

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La solitude de l’entraîneur au moment du départ

 

 

 

Si je vous dis: Viking de Tillard, Scott Coucou, Cinq Avril, Un Colobane, Artic Cab en tant qu’entraineur, cela ne vous interpelle pas ? Et si je vous parle du très bon Grand Frère en tant que driver,alors…toujours pas ? Bon, bah c’est que vous faites parti de ceux à qui je dois présenter un entraineur, driver méconnu du grand public: Willy Michel !

Agé de 41 ans , Willy a longtemps travaillé pour Valéry et Benjamin Goetz. Installé depuis plus de 10 ans à son compte dans la Manche, cet entraineur peut afficher à son tableau de chasse, 54 gagnants pour 1103 courses courues. Egalement excellent driver, malgré son manque d’expérience au haut niveau ( faire gagner Grand Frère en tant qu’apprenti, fallait le faire) Willy capitalise 73 victoires pour 1370 sorties, ce qui est un bon ratio. Ce garçon, discret est souvent demandé en tant que cash driver par Emmanuel Varin, Cyril Travert.

 

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Féline de Bais et Willy Michel. Va gagner sa vie en province

 

Ce mardi 2 Janvier, Willy Michel avait déplacé…deux de ses pensionnaires à Vincennes !  Féline de Bais et Egée Quesnot. Si la pouliche, mise dans le camion pour accompagner sa compagne d’écurie, afin d’essayer de prendre ses premiers gains, a rempli sa tâche en récupérant une 6ème place, grâce à une succession de disqualifications, Egée Quesnot n’a pu ramener le moindre euros, mais a prouvé à son entourage qu’elle avait les moyens d’en faire ‘une’ dans le temple du trot.

 

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Eric Raffin et Egée Quesnot

 

Confiée à Eric Raffin, la fille de Quaker Jet partie vite, puis reprise en bas de la descente s’est rapprochée dans le dernier tournant, possédait à coup sûr les moyens de l’emporter, lorsqu’une de ses concurrentes au galop, a percuté la malheureuse pouliche de M. Hamouda, la faisant afficher sur le ‘panneau de gauche’

 

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L’élégante Egée Quesnot au heat d’échauffement…La queue en l’air à la Ozo !

 

 

 

Tout est à refaire et dans ces moments là, faut vraiment un moral à toutes épreuves pour ne pas perdre son énergie. Le retour a dû paraître bien long à Willy…Mais le Manchot peut garder espoir, Egée Quesnot va lui en gagner ‘une’ rapidement. C’est tout ce que l’on peut souhaiter à cet homme .

Liste des Hippodromes où j’ai trainé mes pieds …

 

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Voici une liste des hippodromes que j’ai fréquenté et où j’ai mis au moins une pièce. Certains sont  fermés …

En Bleu: Ceux que j’ai ou que j’apprécie encore !

 

Abbeville – Aubigny sur Néré – Amiens – Agon Coutainville – AuteuilAix les BainsArgentan – Alençon

Bacqueville en Caux – Bernay- Biarritz – Bihorel les Rouen- Bréhal

 

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Cabourg- Caen- ChartresCagnes sur MerClairefontaine – Carentan – Compiègne – Châteauroux – Chalon en Champagne – Chatillon sur Chalaronne – Chantilly – Cluny- Macon

DeauvilleDieppe– Domfront – Dozulé – Dreux

 

Ecommoy – Elbeuf – Enghien les Bains EvreuxEvry

FeursFontainebleau – Forges les Eaux – Fougères – Fouilloy – Francheville

Gémozac – Gournay en Bray – Graignes – Granville – Guerlesquin-

Hyères

La CapelleLa Rochelle-ChatelallionLe Mont Saint Michel – La Barre Ouche – Le Neubourg – Luçon – Laval – Laval (l’ancien) – La Ferté BernardLe Pin au HarasLa Ferté Vidame LaonLe Dorat Les Andelys – Lisieux – La Gacilly – Le Sap – Le Lion D’Angers Longchamp Le MansLes Sables d’Olonne – Le Perche (Moulins la Marche )

Marseille – Vivaux – Marseille- Borély – Meral- Montier en Der – Meslay du Maine – MondoubleauMaisons Laffitte – Mauquenchy- Moulins- Montmirail

Nancy – Neufchatel en Bray – Neuillé Pont Pierre

 

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Orléans

 

Paray le Monial – Plessé – Pompadour – Pont Saint Pierre – Pornichet la Baule

 

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Rambouillet – Ranes- Reims – Richelieu – Rouen les Bruyères– Royan la Palmyre

Sablé sur Sarthe- Seiches sur Loir – Saint Jean de Monts – Savenay – Saint Cloud – Savigny sur Braye – Sillé le Guillaume – Saint Malo – Saint Pierre sur Dives – StrasbourgSaint Aubin les Elbeuf

Vernon – Vitteaux – VichyVincennes Vittel – Vibraye – Vire

 

Hippodromes Etrangers:

 

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San Sébastien – Bologne – Cesena- Mons

 

 

 

Vincennes: une journée particulière.

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Les trotteurs abordent la ligne droite
   Parfois critiqués pour ou non de bonnes raisons, les journalistes hippiques font à part entière partie du microcosme des courses de chevaux. Ce vendredi sur l’hippodrome de Vincennes, un hommage étaient rendus à certains disparus, dont à Jean-Paul Bertrand. Tout ceux qui connus ‘Tiens tu étais là? Je t’avais pas vu!’ sont unanimes pour dire de cet homme que tout simplement c’était quelqu’un de bien, un vrai gentil . Jean- Pierre Reynaldo  auteur de nombreux livres sur le monde du trot ainsi que  Louis Cussinet étaient également honorés.

 

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Quentin Bertrand, Eric Raffin et Laurent Bruneteau

 

C’est dans un froid sec et devant un public désertique que Laurent Bruneteau a interviewé  Quentin, fils de Jean-Paul, lui même photographe, et l’épouse de Jean-Pierre. Eric Raffin, lauréat du Prix Jean-Paul Bertrand avec Barbarella  était très ému à la remise du Trophée. Cela démontre que certains ont encore une âme dans ce métier où cela devient chacun pour soi !

 

 

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Barbarella , lauréate du Prix Jean-Paul Bertrand 2017

Enghien les Bains: voilà c’est fini…

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      C’est dans la grisaille que la dernière réunion d’obstacles sur l’hippodrome d’Enghien les Bains s’est déroulée. Comble de malheur, lors de l’ultime course, Val Anjou a dû être euthanasié après sa chute à la rivière des tribunes. Beaucoup de professionnels ont fait le déplacement comme pour une ultime fois se rendre dans cet endroit où chevaux et jockeys ont construit la légende de cet hippodrome. Il est grand dommage que les dirigeants des courses d’obstacles et du Galop n’ont pas eu le courage de se déplacer sur le site afin au moins de parler à tous ceux qui font un si difficile métier…

 

Miss de Champdoux sera la dernière Reine d’Enghien. Plus personne ne lui prendra son titre et son nom restera gravé à jamais tout comme celui de Fingertips, ultime lauréat d’une course d’obstacles sur ce site. Pour la petite histoire, Fingertips est entrainé par François Nicolle, un de entraineurs le plus motivé à se battre contre la fermeture de l’hippodrome. Le jeune Edgar Labaisse sera le dernier jockey à franchir le poteau en vainqueur. Quant à Clément Lefebvre, il aura été le dernier jockey avec Chanson Douce (arrêtée en face) à fouler le gazon de ce champ de courses qui va tant nous manquer.

 

Pour en revenir à nos chevaux, Pop Art du Berlais, parfois hésitant pas instants et débordé au saut de l’avant-dernière haie est revenu conclure de façon prometteuse lors de l’épreuve d’ouverture.

 

Les trois réclamers de la journée sont revenus avec une grande facilité à Nurmi, Great Alana, Quick Glote. Pour l’avenir, Puyfolais et Tiger Back devraient en faire ‘une’ lors des deux meetings hivernaux.

 

Titi de Montmartre après une longue course d’attente s’est imposée après une âpre lutte avec Désinvolte qui rendait deux kilos au gagnant. Dabrovka finie troisième à distance des deux premiers.

 

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Le Prix Roger de Minvielle ‘listed’ a vu un Castle du Berlais euphorique. Gold in Love, après un parcours très sage a une nouvelle fois fini d’une façon prometteuse. Ca sent bon pour 2017.

 

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La Grande course de Haies d’Enghien ‘groupe II’ a couronné à vie ‘Reine d’Enghien’, Miss de Champdoux. Parfaitement montée par Johnny Charron, la fille de Voix du Nord a attaqué Polygona, remarquable jusqu’au bout, puis s’en est allée querir le Graal. The Stomp a fourni une bonne ligne droite comme à son habitude. Rusquela et l’Anglais Shelford n’ont pas à rougir de leur classement personnel.
Une bonne nouvelle: Miss de Champdoux doit rejoindre le haras.

 

Enfin, Fingertips a battu dans cette épreuve tristement historique son compagnon d’écurie, Malibas. Miss Balkania est à noter sur vos carnets.

 

Après la ‘der des der’, les professionnels de l’obstacle sont restés un peu plus longtemps que d’habitude dans l’hippodrome, comme s’ils avaient envie une dernière fois d’imprimer dans leur cerveau une dernière ultime image de cet hippodrome…et puis on ne sait jamais !

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Quelques photos de cette réunion souvenir :

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Les chevaux qui m’ont fait aimer les courses . No 7. Monquier

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      Nous n’avons pas étudié le cheval dans les mêmes écoles, Monsieur ! Vous étiez à Vaugirard quand j’étais à Saumur. J’apprenais le pas espagnol quand vous débitiez du saucisson sur votre étal, et vous en étiez probablement au steack haché quand j’enseignais le trot raccourci !
  • Jean Gabin, Le Gentleman d’Epsom (1962), écrit par Michel Audiard
    Chaque semaine, je vais essayer de vous parler de mes souvenirs de Turfiste. Cela fait certainement ‘vieux con’, mais il est temps que les ‘jeunes cons’ soient au parfum au sujet des chevaux qui ont comblé mes rêves. Il y aura Trotteurs, Galopeurs et Sauteurs mélangés au gré de mes souvenirs.

 

Numéro 7 : Monquier

 

Un beau jour de février…direction l’ancien Laval via le train, l’hippodrome se trouvait quasiment en face de la gare . Cette longue sortie m’a permis de faire connaissance avec un cheval dont je suis complètement tombé amoureux…Monquier ! Un fils de Villequier B, donc petit fils de Kerjacques… Ce Monquier , je l’ai découvert à Laval lors des heats d’échauffements…il volait. C’est en l’emportant de loin devant un certain Mourotais que mon cœur s’est mis à battre chaque fois que le cheval de Monsieur Royer foulait une piste.
Après avoir décu deux fois, le poulain reprit avec le printemps le cours de ses succès à …Bihorel les Rouen, Elbeuf , Clairefontaine. Puis,  vint le Grand Jour…Vincennes. Lors des débuts de Monquier dans le temple du Trot, je n’étais pas présent car il y avait course à Ecommoy…Après avoir assuré le jeu simple au PMU et le couplé avec un autre concurrent qu’un ami avait vu gagner en champion à Caen, un dénommé Mon Tourbillon
Résultat des courses : Premier Mon Tourbillon, deuxième Monquier à 13/1…un peu déçu le gars !
La suite de sa carrière a été marquée par des succès, gâchés par des contre-performances souvent inexpliquées. Une de ses meilleures performances fut dans le Critérium Continental
( http://www.letrot.com/fr/fiche-horse/monquier/Y2pbbAAEAQMM/performance/1982-08-22/7500/6/ )
Dans le Prix de Selection 1984 , Monquier fini 3ème en rendant 25 mètres à un certain…Ourasi âgé de 4 ans . Puis après une quatrième place dans le Critérium de Cagnes sur Mer et une victoire à Vincennes, ce fut une fin de carrière triste qui aurait pu lui être évitée…
Monquier n’était pas un Grand Champion, mais un rude adversaire lorsqu’il était au top. Le genre de cheval que l’on aime.
Au haras, la reproduction du bel alezan fut très quelconque. Monquier est mort à 15 ans, mais je n’en connais pas la cause.

 

La suite au prochain épisode ..

Les chevaux qui m’ont fait aimer les courses . No 6. Détroit

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      Nous n’avons pas étudié le cheval dans les mêmes écoles, Monsieur ! Vous étiez à Vaugirard quand j’étais à Saumur. J’apprenais le pas espagnol quand vous débitiez du saucisson sur votre étal, et vous en étiez probablement au steack haché quand j’enseignais le trot raccourci !
  • Jean Gabin, Le Gentleman d’Epsom (1962), écrit par Michel Audiard
    Chaque semaine, je vais essayer de vous parler de mes souvenirs de Turfiste. Cela fait certainement ‘vieux con’, mais il est temps que les ‘jeunes cons’ soient au parfum au sujet des chevaux qui ont comblé mes rêves. Il y aura Trotteurs, Galopeurs et Sauteurs mélangés au gré de mes souvenirs.

 

Numéro 6 : Détroit

 

Lauréate de l'Arc de Triomphe
Lauréate de l’Arc de Triomphe

 

Confession: Je suis tombé amoureux de Détroit d’une façon malhonnête. Un peu comme si j’avais piqué le coup de cœur d’un autre Turfiste et de plus…d’un ami.
Le jour des débuts de la pouliche de l’écurie Sangster, je n’étais pas présent sur l’hippodrome de Saint Cloud. Mais le soir de la course, j’avais un diner prévu avec le dit ami. A peine rencontré je lui demande:
  • la journée a été bonne sur le plan pécuniaire?
  • Oui ca va j’ai bien touché mais ce qui est mieux c’est que j’ai peut-être vu la gagnante de l’Arc débuter.
  • Elle se nomme comment cette phénomène ?
  •  Détroit !
N’ayant pas l’esprit obtus, le nom de cette pouliche se grave vite dans mes jeunes neurones.
Dès la sortie suivante une nouvelle fois à Saint Cloud la fille de Riverman (tiens tiens) remporte un groupe III, le Prix Fille de l’Air, si je crois me souvenir. Et là ayant écouté l’avis très favorable de mon ami sur les débuts de Détroit, quelques billets s’enfoncent au fond de ma poche. Puis la pouliche gagne à feu Evry avec le regretté Alain Lequeux, puis à Deauville avec Freddy (re- tiens tiens). Enfin les choses sérieuses arrivent avec le Prix de Vermeille sur 2400 mètres, distance jamais abordée par Détroit et là première défaite…3ème quoique finissant de bonne façon, battue par la gagnante du Diane, Mrs Penny
Le doute commence à s’installer chez les turfistes et pronostiqueurs de tous poils, mais pas chez moi !
Une nouvelle fois confiée à Pat Eddery , je note que malgré la mauvaise performance,  son entraineur Olivier Douieb remet le même couple en scène et dans …l’Arc de Triomphe !
Ce jour là, je suis parti à Rouen les Bruyères, car vu le monde à Longchamp,  impossible d’approcher les chevaux, et puis la course était retransmisse dans le hall de l’hippodrome sur les écrans des téléviseurs en noir et blanc!
Aux environs de 16 h départ de l’Arc…au bout de 2 minutes, deux fous furieux se mettent à hurler sous le hall…Allez Eddery, (20 fois) et soudain la délivrance, la belle pouliche surgit et l’emporte bien que devant résister à Argument, Ela Mana Mou termine troisième . Un autre habitué des courses, un peu jaloux de notre réussite,  arrive vers nous et nous demande:
  • C’est qui qui a gagné?
  • La Phène
  • C’est qui la phène?
  • La phène !! Tu sais pas qui c’est ?
Un dialogue de sourds quoi .
Après notre moment de célébrité aux bruyères et la fièvre retombée, nous nous sommes remis au travail avec l’aide de nos jumelles, les poches alourdies de quelques billets .
La suite de la carrière de Détroit, fut en demi-teinte malgré quelques succès à un niveau moindre. Mais en remportant le Prix Foy en septembre à l’âge de 4 ans, l’espoir renait dans notre camp. Mais grosse déception dans l’Arc où la pouliche sombra corps et âme. Sa fin de carrière s’acheva aux U.S.A par une cinquième place dans le Turf Classic à Aqueduct.

 

Carnégie

La suite au haras a donné lieu à la naissance de quelques bons chevaux dont le Champion  Carnegie (Sadler’s Wells ) lauréat à son tour de l’Arc de Triomphe.

 

Une sacrée pouliche cette Détroit qui restera gravée dans ma mémoire

 

La suite au prochain épisode ..

Les chevaux qui m’ont fait aimer les courses . No 5. Gamélia

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      Nous n’avons pas étudié le cheval dans les mêmes écoles, Monsieur ! Vous étiez à Vaugirard quand j’étais à Saumur. J’apprenais le pas espagnol quand vous débitiez du saucisson sur votre étal, et vous en étiez probablement au steack haché quand j’enseignais le trot raccourci !
  • Jean Gabin, Le Gentleman d’Epsom (1962), écrit par Michel Audiard
    Chaque semaine, je vais essayer de vous parler de mes souvenirs de turfistes. Cela fait certainement ‘vieux con’, mais il est temps que les ‘jeunes cons’ soient au parfum au sujet des chevaux qui ont comblé mes rêves. Il y aura Trotteurs, Galopeurs et Sauteurs mélangés au gré de mes souvenirs.

 

Numéro 5 : Gamélia

 

 

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   Mon histoire d’amour avec la belle alezane au tempérament bien trempé a commencé un jour de semaine. En ces temps là, j’étais fan de l’écurie De Bellaigue ( Clissa, Quioco ) et certainement pour cette raison que j’ai jeté mon dévolu sur cette Gamélia avant tout pour les couleurs qu’elle portait et son fidèle driver, Pierre Léopold Marie.
Notre aventure a duré de longues années. Je me souviens très bien de ses débuts victorieux à Vincennes un jour de semaine à une cote plus que sympathique. J’étais ce jour là chez des amis et j’ai appris le résultat sur RTL à 15 h. Je me remémore où j’étais lors du début de cette phase amoureuse. Faut-il y voir un signe?

 

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 trot.over-blog.comtrot.

La suite a été faite quasiment que de joies. Née de l’union du Dieu Kerjacques et de la très bonne Idumée,  Gamélia ne fut pas qu’une précoce, bien que lauréate du Critérium des 3ans. Après avoir toujours déçue dans le Prix d’Amérique (à l’inverse de sa compagne d’écurie, Gadamès)  la belle alezane triomphe à huit ans sous la selle dans le Prix du Cornulier montée par le fougueux jockey de Tidalium Pélo,  Jean Mary, devant Jeune Orange à Gaston Peltier et Fanacques sur lequel, la jument pris une éclatante revanche sur l’année d’avant où le cheval de l’écurie Georges Dreux l’avait devancé.

 

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Une anecdote: Je peux vous narrer dans qu’elle situation j’étais au moment que j’ai appris que MA Gamelia avait gagné le Prix du Cornulier.
Je me trouvais dans le train qui me ramenait d’une réunion sur l’hippodrome de Rouen les Bruyères. Ayant joué au PMU le matin, je demandais à un célèbre turfiste, un dénommé Williams, dit ‘ le professeur’
– Qui a gagné le Cornulier ?
– Vous ne devinerez jamais ?
  • Aie aie…!
  • C’est qui ?
  • Gadamès !
  • Elle ne courrait pas !
  • Ha non Excuse-moi, Gamélia !
  • Oui , elle l’a fait la crack !
Et ce pauvre ami qui n’en revenait pas alors que la Crack rapportait 3/1 ! Il faut de tout pour faire un monde de turfistes !
La carrière de l’alezane se termina un peu de façon triste avec cependant une deuxième place dans  »L’ile de France » , mais pour sa défense, il faut dire qu’elle avait tant donné.
Dans cette génération des G, L’élevage De Bellaigue était super armé avec les GOREL, GAMELIA, GADAMES , GAUDEO
Au Haras, Gamélia a produit le bon Talassius, Brettia devenus utiles au Haras.
Ainsi la vie continue de génération en génération…

 

La suite au prochain épisode ..

 

Les chevaux qui m’ont fait aimer les courses . No 4. Ivanjica

Nous n’avons pas étudié le cheval dans les mêmes écoles, Monsieur ! Vous étiez à Vaugirard quand j’étais à Saumur. J’apprenais le pas espagnol quand vous débitiez du saucisson sur votre étal, et vous en étiez probablement au steack haché quand j’enseignais le trot raccourci !

  • Jean Gabin, Le Gentleman d’Epsom (1962), écrit par Michel Audiard
    Chaque semaine, je vais essayer de vous parler de mes souvenirs de Turfiste. Cela fait certainement ‘vieux con’, mais il est temps que les ‘jeunes cons’ soient au parfum au sujet des chevaux qui ont comblé mes rêves. Il y aura Trotteurs, Galopeurs et Sauteurs mélangés au gré de mes souvenirs.

 

Numéro 4 : Ivanjica

 

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La belle Ivanjica

 

    Au galop mon premier béguin se nomme Ivanjica de l’écurie Wertheimer . Avant toute chose, je dois dire que Freddy Head et l’écurie des Frères Wertheimer m’ont toujours fait rêver. Mais Ivanjica est mon premier coup de cœur chez les galopeurs. Avant la fille de Sir Irvor, j’ai aimé les Lyphard, Riverman, mais pas tombé amoureux d’eux comme de cette Ivanjica. Je l’avais repéré dans la Poule d’essai des Pouliches. Lauréate du Vermeille à 3 ans, elle déçue ensuite dans l’Arc. La meilleure année d’Ivanjica a été celle de quatre ans où après un printemps difficile, la partenaire de Freddy Head a gagné ‘Le Prince Orange’, suite à cette victoire la pouliche a triomphé à l’issue d’une sacrée fin de course dans le Prix de l’Arc de Triomphe devançant le bon Crow piloté par Yves Saint Martin et le Champion Youth.

 

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Freddy Head et Ivanjica

 

      Lors de sa victoire et bien que sortant de l’armée peu riche…j’avais joué assez cher vu mes moyens sur ‘ma Ivanjica’. Aussitôt le poteau passé, j’étais comme un chien fou. Mais coup de Théâtre à Longchamp…j’ai encore dans les oreilles le grondement de la foule au moment où Freddy, ivre de bonheur, se retrouve les fesses par terre. Ivanjica ayant très envie de refaire un tour de piste avait décidé de faire demi-tour sans son jockey… Lorsque l’on sait que vingt minutes sont autorisées pour le retour aux balances ( pesée et vérification du cheval), presque tout l’entourage et amis se sont lançés sur la piste de Longchamp afin de rattraper la pouliche. Robert Jallu, Henri Van de Poêle, compris. Et moi planté comme un con au milieu du pavillon en me disant pourvu qu’ils la rattrape à temps…Sinon l’oseille va finir chez le guichetier.
Enfin l’histoire se termina comme dans les meilleurs films Américains, Ivanjica fut rattrapée par les hommes de piste à hauteur du célèbre moulin.  Quant à votre serviteur direction la caisse chercher l’oseille après que le rouge soit mis…Ivanjica a terminé sa carrière de course par une troisième place à Laurel Park, puis est entrée au haras où elle a donné quatre produits dont deux vus en course dans des handicaps.

 

La suite au prochain numéro…

Les chevaux qui m’ont fait aimer les courses . No 3. Pot D’Or

 
      Nous n’avons pas étudié le cheval dans les mêmes écoles, Monsieur ! Vous étiez à Vaugirard quand j’étais à Saumur. J’apprenais le pas espagnol quand vous débitiez du saucisson sur votre étal, et vous en étiez probablement au steack haché quand j’enseignais le trot raccourci !
  • Jean Gabin, Le Gentleman d’Epsom (1962), écrit par Michel Audiard
    Chaque semaine, je vais essayer de vous parler de mes souvenirs de Turfiste. Cela fait certainement ‘vieux con’, mais il est temps que les ‘jeunes cons’ soient au parfum au sujet des chevaux qui ont comblé mes rêves. Il y aura Trotteurs, Galopeurs et Sauteurs mélangés au gré de mes souvenirs.

 

Numéro 3 : Pot D’or : Par Buisson d’Or et Appo, par Apple Pie

 

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Pot d’Or -Jean -jacques Declercq et Monsieur Weill après son Grand steeple Chase de Paris 1971
   Les courses d’obstacle ont toujours été ma grande passion. Parmi tous les sauteurs que j’ai vénéré, un cheval m’a vraiment marqué…Pot D’Or, entrainé par Maurice Wallon, le père de Pierre Vallon avec lequel j’ai eu la joie de parler de Pot d’Or. Jean- Jacques Declercq et Pot d’Or était un couple magique, car ce cheval était loin d’être évident. Le hasard a voulu que je sois un jour à Saint Cloud pour faire connaissance avec ce joli poulain bai foncé avec une petite tache blanche sur le front. Résultat: un flash au rond et quelques billets au fond des poches suite à sa victoire sur 2000 mètres à 2 ans. Lors de son passage de 2 à 3 ans, j’ai fais un fixing sur ce poulain appartenant à l’écurie Robert Weill. A tous ceux qui voulaient bien (encore) m’écouter, je ne cessais de leur dire
-Vous allez voir lorsque Pot d’Or va débuter à Auteuil, ca va être un Crack !
Comme prévu, Pot d’Or a débuté dans le ‘Champaubert’ en triomphant…
-Alors , je vous l’avez dis ou non?
Puis le cheval fut dirigé vers le steeple où sa carrière fut remarquable. Le Maurice Gillois à 4 ans en battant un certain Biron. Puis après deux nuits de juin où je n’ai pu trouver Morphée, mon Pot d’Or dispute le Grand Steeple Chase de Paris à …5 ans. On ne pouvait me parler sur l’hipodrome ce jour-là. Il ne s’agissait pas de faire la moindre erreur en course, je devais le monter ‘aux petits oignons’. Je me souviens avoir sauté le Rail-Ditch avec lui.
En fait , j’étais l’entraineur, le jockey, le lad. Après 6500 mètres pendant lesquels  je n’ai jamais tremblé, Pot d’Or a gagné !  Victoire devant les Haroué lauréat en 1968, Morgex lauréat l’année d’après, Huron 1969-1970…Excusez du peu !
Ensuite, Pot d’Or après avoir déçu ( j’ai oublié les échecs) est rentré au haras à 6 ans et fut un super reproducteur aussi bien pour les courses ou le concours hippique. Pot d’Or est mort à 25 ans après avoir donné pléiades de bébés.

 

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Pot d’Or étalon

 

Une course porte son nom à Auteuil. Ce cheval a fait de moi ‘un cheval d’obstacle’. Jamais j’ai retrouvé ensuite un remplaçant à cet authentique Crack, bien que les, Samour, Haroué, Morgex et sans oublier l’A.Q.P.Q.S, Rivoli faisaient partie de mes chevaux de cœur.

 

 

 

La suite au prochain épisode ..

Les chevaux qui m’ont fait aimer les courses . No 2. Tidalium Pelo

 
      Nous n’avons pas étudié le cheval dans les mêmes écoles, Monsieur ! Vous étiez à Vaugirard quand j’étais à Saumur. J’apprenais le pas espagnol quand vous débitiez du saucisson sur votre étal, et vous en étiez probablement au steack haché quand j’enseignais le trot raccourci !
  • Jean Gabin, Le Gentleman d’Epsom (1962), écrit par Michel Audiard
 Je vais essayer de vous parler de mes souvenirs de Turfiste. Cela fait certainement ‘vieux con’, mais il est temps que les ‘jeunes cons’ soient au parfum au sujet des chevaux qui ont comblé mes rêves. Il y aura Trotteurs, Galopeurs et Sauteurs mélangés au gré de mes souvenirs.

 

Numéro 2 : Tidalium Pélo

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Photo trouvée sur le site:  http://www.harasdangerville.com/haras.php

 

    Après avoir connu les Sauteurs et Galopeurs,  j’ai fait connaissance bien plus tard avec les  Trotteurs. Les Roquépine, Une de Mai, Upsalin, QuéridoII, Sablon de l’écurie Georges Moreau dont j’étais fan sans oublier Toscan le Montesson. Mais le premier trotteur dont je suis tombé amoureux a été le ‘Grand diable noir’, Tidalium Pelo ! Lauréat sur tous styles de pistes, au monté, attelé, ce trotteur était la force et la beauté. Le modèle qui vous fait aimer le trot.  Bien que la génération des T était remarquable avec les Toscan, Tony M, Tabriz, Tiki R , la vedette méditerranéenne, Tidalium Pelo a gagné Amérique, Cornulier, en Suéde, Italie, Allemagne, Cagnes sur Mer etc etc.
Ce magnifique cheval noir m’a marqué par sa présence majestueuse en piste, sa force et les misères qu’il a pu connaître au cours de sa vie. Je me souviens de lors de l’une de ses victoires dans le Prix d’Amérique,  le jour de l’incident entre Vismie et Une de Mai, avoir fait la ligne droite de Vincennes en poussant ‘mon trotteur’ (côté pelouse) aussi vite que le cheval de Monsieur Lemarié (enfin j’exagère un peu) . Tidalium Pélo a évité la mort en cours de voyage via le train, afin de disputer une course en Italie. On l’a retrouvé en urgence absolue, mais si son compagnon de voyage (Roc Wilkes, à Gérard Malé) est mort, le ‘Grand Noir’ s’en est sorti. Déception au haras avec le trotteur drivé par Jean Mary, qui a eu une descendance disons peu glorieuse.
   Tidalium Pélo est mort le jour de ses 30 ans , est enterré près de ses propriétaires.

La suite au prochain épisode ..

 

 

Les chevaux qui m’ont fait aimer les courses . No 1. Paraf

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      Nous n’avons pas étudié le cheval dans les mêmes écoles, Monsieur ! Vous étiez à Vaugirard quand j’étais à Saumur. J’apprenais le pas espagnol quand vous débitiez du saucisson sur votre étal, et vous en étiez probablement au steack haché quand j’enseignais le trot raccourci !
  • Jean Gabin, Le Gentleman d’Epsom (1962), écrit par Michel Audiard
    Chaque semaine, je vais essayer de vous parler de mes souvenirs de Turfiste. Cela fait certainement ‘vieux con’, mais il est temps que les ‘jeunes cons’ soient au parfum au sujet des chevaux qui ont comblé mes rêves. Il y aura Trotteurs, Galopeurs et Sauteurs mélangés au gré de mes souvenirs.

 

Numéro 1 : Paraf

 

Tout a commencé avec…Paraf, entraîné par Léon Gaumondy , monté par Jean-Pierre Caresse et appartenant à Monsieur Abadie.
Ce Paraf fut celui qui a déclenché cette folie en moi. Paraf est le premier cheval que j’ai joué et…touché sur l’hippodrome d’Auteuil. Il avait fait une cote de 8/1. C’était un cheval difficile qui souvent se dérobait sur le steeple, mais le lascar avait des moyens. Je me souviens de ses origines…Cambremer et Sita !  Paraf était entrainé par l’homme de Hyères III…que j’ai du voir en course, mais qui m’a moins marqué malgré son immense palmarès. Je ne connaissais rien aux courses et peut-être que son numéro huit m’avait inspiré…et dire que si les 2 francs de ma mère misés sur mes conseils…étaient restés  à l’Open-Ditch, qu’a cette heure vous ne seriez pas entrain de lire cet article . Cela aurait été fort dommage, convenez-en !
De mes débuts, je me souviens des Loto II, Explorateur II, Pansa, Sapin, Santo Piétro le cheval volant, Cacao qui s’est tué à Auteuil et le premier AQPS capable de rivaliser avec ‘ les purs’ , Rivoli paré des couleurs Biron (verte et marron).

 

La suite au prochain épisode ..