1- Parce qu’eux aussi existent…

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La solitude de l’entraîneur au moment du départ

 

 

 

Si je vous dis: Viking de Tillard, Scott Coucou, Cinq Avril, Un Colobane, Artic Cab en tant qu’entraineur, cela ne vous interpelle pas ? Et si je vous parle du très bon Grand Frère en tant que driver,alors…toujours pas ? Bon, bah c’est que vous faites parti de ceux à qui je dois présenter un entraineur, driver méconnu du grand public: Willy Michel !

Agé de 41 ans , Willy a longtemps travaillé pour Valéry et Benjamin Goetz. Installé depuis plus de 10 ans à son compte dans la Manche, cet entraineur peut afficher à son tableau de chasse, 54 gagnants pour 1103 courses courues. Egalement excellent driver, malgré son manque d’expérience au haut niveau ( faire gagner Grand Frère en tant qu’apprenti, fallait le faire) Willy capitalise 73 victoires pour 1370 sorties, ce qui est un bon ratio. Ce garçon, discret est souvent demandé en tant que cash driver par Emmanuel Varin, Cyril Travert.

 

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Féline de Bais et Willy Michel. Va gagner sa vie en province

 

Ce mardi 2 Janvier, Willy Michel avait déplacé…deux de ses pensionnaires à Vincennes !  Féline de Bais et Egée Quesnot. Si la pouliche, mise dans le camion pour accompagner sa compagne d’écurie, afin d’essayer de prendre ses premiers gains, a rempli sa tâche en récupérant une 6ème place, grâce à une succession de disqualifications, Egée Quesnot n’a pu ramener le moindre euros, mais a prouvé à son entourage qu’elle avait les moyens d’en faire ‘une’ dans le temple du trot.

 

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Eric Raffin et Egée Quesnot

 

Confiée à Eric Raffin, la fille de Quaker Jet partie vite, puis reprise en bas de la descente s’est rapprochée dans le dernier tournant, possédait à coup sûr les moyens de l’emporter, lorsqu’une de ses concurrentes au galop, a percuté la malheureuse pouliche de M. Hamouda, la faisant afficher sur le ‘panneau de gauche’

 

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L’élégante Egée Quesnot au heat d’échauffement…La queue en l’air à la Ozo !

 

 

 

Tout est à refaire et dans ces moments là, faut vraiment un moral à toutes épreuves pour ne pas perdre son énergie. Le retour a dû paraître bien long à Willy…Mais le Manchot peut garder espoir, Egée Quesnot va lui en gagner ‘une’ rapidement. C’est tout ce que l’on peut souhaiter à cet homme .

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Souvenirs Hippiques et parfois épiques 2017 !

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Comme le chante si bien Jean Louis Aubert, voilà c’est fini ! Que tirer de cette année 2017? Coté courses énormément de souvenirs, qui comme depuis maintenant quelques décennies(et oui !) resteront gravés au fond de mon cerveau .

Tout d’abord avoir fait de nouvelles connaissances sur les hippodromes, grâce, mine de rien, aux réseaux sociaux. Ensuite avoir eu la chance de faire partie de l’écurie de groupe:  Anjou Passion. Je dois avouer que de suivre le premier partant, en l’occurrence Défi Chope sur l’hippodrome de Clairefontaine, m’a laissé un peu tremblant.

    Jenychope m’a offert la joie de comprendre ce que veut dire avoir le cœur battant grâce à une deuxième place sur la Butte-Mortemart. Bien que n’ayant rien vu (je fermais les yeux à chaque sauts), me suis retrouvé à pousser Etienne Rongère sur le plat sans vraiment savoir où se trouvait la pouliche…

 

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La 3ème place à Nantes d’ El Tango Bello ( l’espoir 2017) soutenu de la voix et du geste depuis l’hippodrome de Compiègne en compagnie d’un propriétaire qui a gagné des groupes !

 

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L’année 2017 sera aussi l’année du départ de Timoko après avoir remporté l’Elitloppet en devançant un certain Bold Eagle. La fantastique victoire de Enable dans l’Arc de Triomphe ainsi que les participations de Milord Thomas, So French lauréat du Grand Steeple 2017.

 

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Les chevaux des amis marquent aussi mon esprit. Mes déplacements en province avec L’équipe de l’écurie Marion.  Fabien , Carla et Marie notamment à Cagnes sur mer cet hiver. Orléans à l’automne avec les Letty Storm, Appolinaire, Fleeting Mind, bien sûr ce ne sont pas des cracks, mais qui n ‘a pas connu ces moments de joie pure ne peut comprendre.

 

La victoire de Clytie à Chantilly, belle journée en compagnie des amis qui s’est terminée devant un barbecue…sous un ciel des plus larmoyant !!

La Grande semaine de Vichy avec un diner du Défi du Galop très arrosé…Trombes d’eau en plus du champagne !

 

Bien qu’agacé par ceux qui ont fabriqué des courses numéros, je souhaite rester passionné, bien que parfois, on a envie de lâcher le morceau.

Mes excuses à tous ceux que je n’ai pas nommé, mais qui se reconnaitront que ce soit des ‘Trotteurs’ ou ‘Galopeurs’ !

 

Rendez-vous en 2018 !!! On va les plier en deux ! Croyez-moi !

                                                 Bonne année aux lecteurs de ce blog !

Les chevaux qui m’ont fait aimer les courses . No 6. Détroit

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      Nous n’avons pas étudié le cheval dans les mêmes écoles, Monsieur ! Vous étiez à Vaugirard quand j’étais à Saumur. J’apprenais le pas espagnol quand vous débitiez du saucisson sur votre étal, et vous en étiez probablement au steack haché quand j’enseignais le trot raccourci !
  • Jean Gabin, Le Gentleman d’Epsom (1962), écrit par Michel Audiard
    Chaque semaine, je vais essayer de vous parler de mes souvenirs de Turfiste. Cela fait certainement ‘vieux con’, mais il est temps que les ‘jeunes cons’ soient au parfum au sujet des chevaux qui ont comblé mes rêves. Il y aura Trotteurs, Galopeurs et Sauteurs mélangés au gré de mes souvenirs.

 

Numéro 6 : Détroit

 

Lauréate de l'Arc de Triomphe
Lauréate de l’Arc de Triomphe

 

Confession: Je suis tombé amoureux de Détroit d’une façon malhonnête. Un peu comme si j’avais piqué le coup de cœur d’un autre Turfiste et de plus…d’un ami.
Le jour des débuts de la pouliche de l’écurie Sangster, je n’étais pas présent sur l’hippodrome de Saint Cloud. Mais le soir de la course, j’avais un diner prévu avec le dit ami. A peine rencontré je lui demande:
  • la journée a été bonne sur le plan pécuniaire?
  • Oui ca va j’ai bien touché mais ce qui est mieux c’est que j’ai peut-être vu la gagnante de l’Arc débuter.
  • Elle se nomme comment cette phénomène ?
  •  Détroit !
N’ayant pas l’esprit obtus, le nom de cette pouliche se grave vite dans mes jeunes neurones.
Dès la sortie suivante une nouvelle fois à Saint Cloud la fille de Riverman (tiens tiens) remporte un groupe III, le Prix Fille de l’Air, si je crois me souvenir. Et là ayant écouté l’avis très favorable de mon ami sur les débuts de Détroit, quelques billets s’enfoncent au fond de ma poche. Puis la pouliche gagne à feu Evry avec le regretté Alain Lequeux, puis à Deauville avec Freddy (re- tiens tiens). Enfin les choses sérieuses arrivent avec le Prix de Vermeille sur 2400 mètres, distance jamais abordée par Détroit et là première défaite…3ème quoique finissant de bonne façon, battue par la gagnante du Diane, Mrs Penny
Le doute commence à s’installer chez les turfistes et pronostiqueurs de tous poils, mais pas chez moi !
Une nouvelle fois confiée à Pat Eddery , je note que malgré la mauvaise performance,  son entraineur Olivier Douieb remet le même couple en scène et dans …l’Arc de Triomphe !
Ce jour là, je suis parti à Rouen les Bruyères, car vu le monde à Longchamp,  impossible d’approcher les chevaux, et puis la course était retransmisse dans le hall de l’hippodrome sur les écrans des téléviseurs en noir et blanc!
Aux environs de 16 h départ de l’Arc…au bout de 2 minutes, deux fous furieux se mettent à hurler sous le hall…Allez Eddery, (20 fois) et soudain la délivrance, la belle pouliche surgit et l’emporte bien que devant résister à Argument, Ela Mana Mou termine troisième . Un autre habitué des courses, un peu jaloux de notre réussite,  arrive vers nous et nous demande:
  • C’est qui qui a gagné?
  • La Phène
  • C’est qui la phène?
  • La phène !! Tu sais pas qui c’est ?
Un dialogue de sourds quoi .
Après notre moment de célébrité aux bruyères et la fièvre retombée, nous nous sommes remis au travail avec l’aide de nos jumelles, les poches alourdies de quelques billets .
La suite de la carrière de Détroit, fut en demi-teinte malgré quelques succès à un niveau moindre. Mais en remportant le Prix Foy en septembre à l’âge de 4 ans, l’espoir renait dans notre camp. Mais grosse déception dans l’Arc où la pouliche sombra corps et âme. Sa fin de carrière s’acheva aux U.S.A par une cinquième place dans le Turf Classic à Aqueduct.

 

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La suite au haras a donné lieu à la naissance de quelques bons chevaux dont le Champion  Carnegie (Sadler’s Wells ) lauréat à son tour de l’Arc de Triomphe.

 

Une sacrée pouliche cette Détroit qui restera gravée dans ma mémoire

 

La suite au prochain épisode ..

Les chevaux qui m’ont fait aimer les courses . No 5. Gamélia

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      Nous n’avons pas étudié le cheval dans les mêmes écoles, Monsieur ! Vous étiez à Vaugirard quand j’étais à Saumur. J’apprenais le pas espagnol quand vous débitiez du saucisson sur votre étal, et vous en étiez probablement au steack haché quand j’enseignais le trot raccourci !
  • Jean Gabin, Le Gentleman d’Epsom (1962), écrit par Michel Audiard
    Chaque semaine, je vais essayer de vous parler de mes souvenirs de turfistes. Cela fait certainement ‘vieux con’, mais il est temps que les ‘jeunes cons’ soient au parfum au sujet des chevaux qui ont comblé mes rêves. Il y aura Trotteurs, Galopeurs et Sauteurs mélangés au gré de mes souvenirs.

 

Numéro 5 : Gamélia

 

 

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   Mon histoire d’amour avec la belle alezane au tempérament bien trempé a commencé un jour de semaine. En ces temps là, j’étais fan de l’écurie De Bellaigue ( Clissa, Quioco ) et certainement pour cette raison que j’ai jeté mon dévolu sur cette Gamélia avant tout pour les couleurs qu’elle portait et son fidèle driver, Pierre Léopold Marie.
Notre aventure a duré de longues années. Je me souviens très bien de ses débuts victorieux à Vincennes un jour de semaine à une cote plus que sympathique. J’étais ce jour là chez des amis et j’ai appris le résultat sur RTL à 15 h. Je me remémore où j’étais lors du début de cette phase amoureuse. Faut-il y voir un signe?

 

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 trot.over-blog.comtrot.

La suite a été faite quasiment que de joies. Née de l’union du Dieu Kerjacques et de la très bonne Idumée,  Gamélia ne fut pas qu’une précoce, bien que lauréate du Critérium des 3ans. Après avoir toujours déçue dans le Prix d’Amérique (à l’inverse de sa compagne d’écurie, Gadamès)  la belle alezane triomphe à huit ans sous la selle dans le Prix du Cornulier montée par le fougueux jockey de Tidalium Pélo,  Jean Mary, devant Jeune Orange à Gaston Peltier et Fanacques sur lequel, la jument pris une éclatante revanche sur l’année d’avant où le cheval de l’écurie Georges Dreux l’avait devancé.

 

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Une anecdote: Je peux vous narrer dans qu’elle situation j’étais au moment que j’ai appris que MA Gamelia avait gagné le Prix du Cornulier.
Je me trouvais dans le train qui me ramenait d’une réunion sur l’hippodrome de Rouen les Bruyères. Ayant joué au PMU le matin, je demandais à un célèbre turfiste, un dénommé Williams, dit ‘ le professeur’
– Qui a gagné le Cornulier ?
– Vous ne devinerez jamais ?
  • Aie aie…!
  • C’est qui ?
  • Gadamès !
  • Elle ne courrait pas !
  • Ha non Excuse-moi, Gamélia !
  • Oui , elle l’a fait la crack !
Et ce pauvre ami qui n’en revenait pas alors que la Crack rapportait 3/1 ! Il faut de tout pour faire un monde de turfistes !
La carrière de l’alezane se termina un peu de façon triste avec cependant une deuxième place dans  »L’ile de France » , mais pour sa défense, il faut dire qu’elle avait tant donné.
Dans cette génération des G, L’élevage De Bellaigue était super armé avec les GOREL, GAMELIA, GADAMES , GAUDEO
Au Haras, Gamélia a produit le bon Talassius, Brettia devenus utiles au Haras.
Ainsi la vie continue de génération en génération…

 

La suite au prochain épisode ..

 

Les chevaux qui m’ont fait aimer les courses . No 4. Ivanjica

Nous n’avons pas étudié le cheval dans les mêmes écoles, Monsieur ! Vous étiez à Vaugirard quand j’étais à Saumur. J’apprenais le pas espagnol quand vous débitiez du saucisson sur votre étal, et vous en étiez probablement au steack haché quand j’enseignais le trot raccourci !

  • Jean Gabin, Le Gentleman d’Epsom (1962), écrit par Michel Audiard
    Chaque semaine, je vais essayer de vous parler de mes souvenirs de Turfiste. Cela fait certainement ‘vieux con’, mais il est temps que les ‘jeunes cons’ soient au parfum au sujet des chevaux qui ont comblé mes rêves. Il y aura Trotteurs, Galopeurs et Sauteurs mélangés au gré de mes souvenirs.

 

Numéro 4 : Ivanjica

 

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La belle Ivanjica

 

    Au galop mon premier béguin se nomme Ivanjica de l’écurie Wertheimer . Avant toute chose, je dois dire que Freddy Head et l’écurie des Frères Wertheimer m’ont toujours fait rêver. Mais Ivanjica est mon premier coup de cœur chez les galopeurs. Avant la fille de Sir Irvor, j’ai aimé les Lyphard, Riverman, mais pas tombé amoureux d’eux comme de cette Ivanjica. Je l’avais repéré dans la Poule d’essai des Pouliches. Lauréate du Vermeille à 3 ans, elle déçue ensuite dans l’Arc. La meilleure année d’Ivanjica a été celle de quatre ans où après un printemps difficile, la partenaire de Freddy Head a gagné ‘Le Prince Orange’, suite à cette victoire la pouliche a triomphé à l’issue d’une sacrée fin de course dans le Prix de l’Arc de Triomphe devançant le bon Crow piloté par Yves Saint Martin et le Champion Youth.

 

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Freddy Head et Ivanjica

 

      Lors de sa victoire et bien que sortant de l’armée peu riche…j’avais joué assez cher vu mes moyens sur ‘ma Ivanjica’. Aussitôt le poteau passé, j’étais comme un chien fou. Mais coup de Théâtre à Longchamp…j’ai encore dans les oreilles le grondement de la foule au moment où Freddy, ivre de bonheur, se retrouve les fesses par terre. Ivanjica ayant très envie de refaire un tour de piste avait décidé de faire demi-tour sans son jockey… Lorsque l’on sait que vingt minutes sont autorisées pour le retour aux balances ( pesée et vérification du cheval), presque tout l’entourage et amis se sont lançés sur la piste de Longchamp afin de rattraper la pouliche. Robert Jallu, Henri Van de Poêle, compris. Et moi planté comme un con au milieu du pavillon en me disant pourvu qu’ils la rattrape à temps…Sinon l’oseille va finir chez le guichetier.
Enfin l’histoire se termina comme dans les meilleurs films Américains, Ivanjica fut rattrapée par les hommes de piste à hauteur du célèbre moulin.  Quant à votre serviteur direction la caisse chercher l’oseille après que le rouge soit mis…Ivanjica a terminé sa carrière de course par une troisième place à Laurel Park, puis est entrée au haras où elle a donné quatre produits dont deux vus en course dans des handicaps.

 

La suite au prochain numéro…