Enghien les Bains: En bleu et noir !

 

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    Si Jeanne Mass a triomphé avec son tube, ‘en Rouge et Noir’, Timoko, lui, a réalisé une carrière exceptionnelle sous la casaque de Richard Westerink, Bleue et noire.

 

Enghien - 2 - 03/08/2009
      Que de progrès réalisés depuis le 3 août 2008, jour des débuts de Timoko sur cette piste. Qui se souvient du deuxième, un certain, Tricolore Sport drivé par J.M.B. ?

 

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Lors des premiers pas du fils d‘Imoko, drivé par Richard Westerink et sous les couleurs de Ec. Very Important, que de critiques sont sorties de bouches amères sur son entraineur…faut dire que son driver en faisait de trop, mais avec intelligence (certains devraient en prendre de la graine), Richard a laissé à la main à des ‘pros’. Pierre Vercruysse, Bazire, en début de carrière, mais sans avoir une meilleure réussite. Alors Richard décide de le redriver lui-même et là c’est le début de l’immense carrière du rejeton de kiss Me Coulonces ( Famille de Jorky, Vanina B, Lutin d’Isigny) .
Après un échec dans le Prix d’Amérique 2013, Jos Verbeek devient son nouveau driver dans le Prix de France où il termine 3ème. Puis un  an après, Vercruysse reprend les rênes pour une course, mais devra les donner à Bjorn Goop avec lequel, le couple réalisera les meilleures performances dont une deuxième place dans la grande course 2016 derrière…Bold Eagle.
La suite, vous la connaissez. On peut juste regretter, à l’image d’Une de Mai, que Timoko n’a pu inscrire son nom au Grand Prix d’Amérique…mais les ‘Elitlopet‘ compensent. Sans oublier sa deuxième place à Yonkers évidemment, on peut dire que Timoko avec ses 4 871 731 € de gains a réalisé une fabuleuse carrière.

 

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Billie de Montfort, une jument de grande classe
Le public venu à Enghien, a applaudi le Crack à son retour aux balances après avoir enlevé de bout en bout le Prix de Washington. Venkatesh, très étonnant, a pris la deuxième place face à Cash Gamble. On notera la superbe fin de course de Billie de Montfort.

 

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Si vous voulez voir le Crack avant sa possible retraite, faudra vous rendre à Cagnes sur mer, fin Aout ou à Vincennes lors du Prix d’Eté. Ensuite Timoko doit arrêter sa carrière en France en raison de son âge.  Son entraineur se laisse le droit d’attendre avant de se prononcer sur la suite d’une possible carrière hors de nos frontières. C’est Timoko qui le dira. Et, puis la suite semble assurée avec son fils…Dreamoko !!!

 

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Portrait de Trotteurs: Carat Williams brille dans la grisaille!

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        Jiosco, Ténor de Baune, Général du Pommeau, Love You, Offshore Dream, Ready Cash, et Bellina Josselyn l’an dernier, ont tous gagné le Prix Ovide Moulinet. Carat Williams, lauréat de ce groupe II, 9 ans après son père Prodigious, est t-il de  la trempe de ces champions ? Lorsque l’on entend son entourage et certains connaisseurs la réponse est sans appel… oui!

 

 

3ème pour ses débuts à Moulin la Marche, Carat Williams n’a pas mis longtemps avant de triompher (hippodrome de Rambouillet). Pas toujours sérieux en début de carrière, l’élève de Sébastien Guarato s’est rapidement remis dans le bon chemin en ne décevant quasiment jamais.
Montant les échelons un par un, le fils de Prodigious est considéré par certains…de valoir Bold Eagle. N’a t-il pas déjà battu un certain Traders ?
Mis dans du coton, Carat Williams a triomphé dans ce Groupe II, bien que n’étant pas à cent pour cent. Après avoir fait un relais avec l’unique adversaire capable de le battre, Charly du Noyer, Carat a assuré le train. Débarrassés de leur rival sur faute à la sortie du dernier tournant, David Thomain et le bel alezan se sont détachés pour l’emporter assez facilement, bien que devant résister (sans que son driver juge de déboucher les oreilles ) à un Cliff du Pommereux, très menaçant à quelques mètres du poteau. Ce Carat Williams est  un trotteur séduisant et bien que sa génération laisse à désirer, il ne devrait pas faire de l’ombre aux chevaux cités en début d’article.

Les chevaux qui m’ont fait aimer les courses . No 6. Détroit

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      Nous n’avons pas étudié le cheval dans les mêmes écoles, Monsieur ! Vous étiez à Vaugirard quand j’étais à Saumur. J’apprenais le pas espagnol quand vous débitiez du saucisson sur votre étal, et vous en étiez probablement au steack haché quand j’enseignais le trot raccourci !
  • Jean Gabin, Le Gentleman d’Epsom (1962), écrit par Michel Audiard
    Chaque semaine, je vais essayer de vous parler de mes souvenirs de Turfiste. Cela fait certainement ‘vieux con’, mais il est temps que les ‘jeunes cons’ soient au parfum au sujet des chevaux qui ont comblé mes rêves. Il y aura Trotteurs, Galopeurs et Sauteurs mélangés au gré de mes souvenirs.

 

Numéro 6 : Détroit

 

Lauréate de l'Arc de Triomphe
Lauréate de l’Arc de Triomphe

 

Confession: Je suis tombé amoureux de Détroit d’une façon malhonnête. Un peu comme si j’avais piqué le coup de cœur d’un autre Turfiste et de plus…d’un ami.
Le jour des débuts de la pouliche de l’écurie Sangster, je n’étais pas présent sur l’hippodrome de Saint Cloud. Mais le soir de la course, j’avais un diner prévu avec le dit ami. A peine rencontré je lui demande:
  • la journée a été bonne sur le plan pécuniaire?
  • Oui ca va j’ai bien touché mais ce qui est mieux c’est que j’ai peut-être vu la gagnante de l’Arc débuter.
  • Elle se nomme comment cette phénomène ?
  •  Détroit !
N’ayant pas l’esprit obtus, le nom de cette pouliche se grave vite dans mes jeunes neurones.
Dès la sortie suivante une nouvelle fois à Saint Cloud la fille de Riverman (tiens tiens) remporte un groupe III, le Prix Fille de l’Air, si je crois me souvenir. Et là ayant écouté l’avis très favorable de mon ami sur les débuts de Détroit, quelques billets s’enfoncent au fond de ma poche. Puis la pouliche gagne à feu Evry avec le regretté Alain Lequeux, puis à Deauville avec Freddy (re- tiens tiens). Enfin les choses sérieuses arrivent avec le Prix de Vermeille sur 2400 mètres, distance jamais abordée par Détroit et là première défaite…3ème quoique finissant de bonne façon, battue par la gagnante du Diane, Mrs Penny
Le doute commence à s’installer chez les turfistes et pronostiqueurs de tous poils, mais pas chez moi !
Une nouvelle fois confiée à Pat Eddery , je note que malgré la mauvaise performance,  son entraineur Olivier Douieb remet le même couple en scène et dans …l’Arc de Triomphe !
Ce jour là, je suis parti à Rouen les Bruyères, car vu le monde à Longchamp,  impossible d’approcher les chevaux, et puis la course était retransmisse dans le hall de l’hippodrome sur les écrans des téléviseurs en noir et blanc!
Aux environs de 16 h départ de l’Arc…au bout de 2 minutes, deux fous furieux se mettent à hurler sous le hall…Allez Eddery, (20 fois) et soudain la délivrance, la belle pouliche surgit et l’emporte bien que devant résister à Argument, Ela Mana Mou termine troisième . Un autre habitué des courses, un peu jaloux de notre réussite,  arrive vers nous et nous demande:
  • C’est qui qui a gagné?
  • La Phène
  • C’est qui la phène?
  • La phène !! Tu sais pas qui c’est ?
Un dialogue de sourds quoi .
Après notre moment de célébrité aux bruyères et la fièvre retombée, nous nous sommes remis au travail avec l’aide de nos jumelles, les poches alourdies de quelques billets .
La suite de la carrière de Détroit, fut en demi-teinte malgré quelques succès à un niveau moindre. Mais en remportant le Prix Foy en septembre à l’âge de 4 ans, l’espoir renait dans notre camp. Mais grosse déception dans l’Arc où la pouliche sombra corps et âme. Sa fin de carrière s’acheva aux U.S.A par une cinquième place dans le Turf Classic à Aqueduct.

 

Carnégie

La suite au haras a donné lieu à la naissance de quelques bons chevaux dont le Champion  Carnegie (Sadler’s Wells ) lauréat à son tour de l’Arc de Triomphe.

 

Une sacrée pouliche cette Détroit qui restera gravée dans ma mémoire

 

La suite au prochain épisode ..

Les chevaux qui m’ont fait aimer les courses . No 5. Gamélia

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      Nous n’avons pas étudié le cheval dans les mêmes écoles, Monsieur ! Vous étiez à Vaugirard quand j’étais à Saumur. J’apprenais le pas espagnol quand vous débitiez du saucisson sur votre étal, et vous en étiez probablement au steack haché quand j’enseignais le trot raccourci !
  • Jean Gabin, Le Gentleman d’Epsom (1962), écrit par Michel Audiard
    Chaque semaine, je vais essayer de vous parler de mes souvenirs de turfistes. Cela fait certainement ‘vieux con’, mais il est temps que les ‘jeunes cons’ soient au parfum au sujet des chevaux qui ont comblé mes rêves. Il y aura Trotteurs, Galopeurs et Sauteurs mélangés au gré de mes souvenirs.

 

Numéro 5 : Gamélia

 

 

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   Mon histoire d’amour avec la belle alezane au tempérament bien trempé a commencé un jour de semaine. En ces temps là, j’étais fan de l’écurie De Bellaigue ( Clissa, Quioco ) et certainement pour cette raison que j’ai jeté mon dévolu sur cette Gamélia avant tout pour les couleurs qu’elle portait et son fidèle driver, Pierre Léopold Marie.
Notre aventure a duré de longues années. Je me souviens très bien de ses débuts victorieux à Vincennes un jour de semaine à une cote plus que sympathique. J’étais ce jour là chez des amis et j’ai appris le résultat sur RTL à 15 h. Je me remémore où j’étais lors du début de cette phase amoureuse. Faut-il y voir un signe?

 

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 trot.over-blog.comtrot.

La suite a été faite quasiment que de joies. Née de l’union du Dieu Kerjacques et de la très bonne Idumée,  Gamélia ne fut pas qu’une précoce, bien que lauréate du Critérium des 3ans. Après avoir toujours déçue dans le Prix d’Amérique (à l’inverse de sa compagne d’écurie, Gadamès)  la belle alezane triomphe à huit ans sous la selle dans le Prix du Cornulier montée par le fougueux jockey de Tidalium Pélo,  Jean Mary, devant Jeune Orange à Gaston Peltier et Fanacques sur lequel, la jument pris une éclatante revanche sur l’année d’avant où le cheval de l’écurie Georges Dreux l’avait devancé.

 

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Une anecdote: Je peux vous narrer dans qu’elle situation j’étais au moment que j’ai appris que MA Gamelia avait gagné le Prix du Cornulier.
Je me trouvais dans le train qui me ramenait d’une réunion sur l’hippodrome de Rouen les Bruyères. Ayant joué au PMU le matin, je demandais à un célèbre turfiste, un dénommé Williams, dit ‘ le professeur’
– Qui a gagné le Cornulier ?
– Vous ne devinerez jamais ?
  • Aie aie…!
  • C’est qui ?
  • Gadamès !
  • Elle ne courrait pas !
  • Ha non Excuse-moi, Gamélia !
  • Oui , elle l’a fait la crack !
Et ce pauvre ami qui n’en revenait pas alors que la Crack rapportait 3/1 ! Il faut de tout pour faire un monde de turfistes !
La carrière de l’alezane se termina un peu de façon triste avec cependant une deuxième place dans  »L’ile de France » , mais pour sa défense, il faut dire qu’elle avait tant donné.
Dans cette génération des G, L’élevage De Bellaigue était super armé avec les GOREL, GAMELIA, GADAMES , GAUDEO
Au Haras, Gamélia a produit le bon Talassius, Brettia devenus utiles au Haras.
Ainsi la vie continue de génération en génération…

 

La suite au prochain épisode ..

 

Les chevaux qui m’ont fait aimer les courses . No 4. Ivanjica

Nous n’avons pas étudié le cheval dans les mêmes écoles, Monsieur ! Vous étiez à Vaugirard quand j’étais à Saumur. J’apprenais le pas espagnol quand vous débitiez du saucisson sur votre étal, et vous en étiez probablement au steack haché quand j’enseignais le trot raccourci !

  • Jean Gabin, Le Gentleman d’Epsom (1962), écrit par Michel Audiard
    Chaque semaine, je vais essayer de vous parler de mes souvenirs de Turfiste. Cela fait certainement ‘vieux con’, mais il est temps que les ‘jeunes cons’ soient au parfum au sujet des chevaux qui ont comblé mes rêves. Il y aura Trotteurs, Galopeurs et Sauteurs mélangés au gré de mes souvenirs.

 

Numéro 4 : Ivanjica

 

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La belle Ivanjica

 

    Au galop mon premier béguin se nomme Ivanjica de l’écurie Wertheimer . Avant toute chose, je dois dire que Freddy Head et l’écurie des Frères Wertheimer m’ont toujours fait rêver. Mais Ivanjica est mon premier coup de cœur chez les galopeurs. Avant la fille de Sir Irvor, j’ai aimé les Lyphard, Riverman, mais pas tombé amoureux d’eux comme de cette Ivanjica. Je l’avais repéré dans la Poule d’essai des Pouliches. Lauréate du Vermeille à 3 ans, elle déçue ensuite dans l’Arc. La meilleure année d’Ivanjica a été celle de quatre ans où après un printemps difficile, la partenaire de Freddy Head a gagné ‘Le Prince Orange’, suite à cette victoire la pouliche a triomphé à l’issue d’une sacrée fin de course dans le Prix de l’Arc de Triomphe devançant le bon Crow piloté par Yves Saint Martin et le Champion Youth.

 

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Freddy Head et Ivanjica

 

      Lors de sa victoire et bien que sortant de l’armée peu riche…j’avais joué assez cher vu mes moyens sur ‘ma Ivanjica’. Aussitôt le poteau passé, j’étais comme un chien fou. Mais coup de Théâtre à Longchamp…j’ai encore dans les oreilles le grondement de la foule au moment où Freddy, ivre de bonheur, se retrouve les fesses par terre. Ivanjica ayant très envie de refaire un tour de piste avait décidé de faire demi-tour sans son jockey… Lorsque l’on sait que vingt minutes sont autorisées pour le retour aux balances ( pesée et vérification du cheval), presque tout l’entourage et amis se sont lançés sur la piste de Longchamp afin de rattraper la pouliche. Robert Jallu, Henri Van de Poêle, compris. Et moi planté comme un con au milieu du pavillon en me disant pourvu qu’ils la rattrape à temps…Sinon l’oseille va finir chez le guichetier.
Enfin l’histoire se termina comme dans les meilleurs films Américains, Ivanjica fut rattrapée par les hommes de piste à hauteur du célèbre moulin.  Quant à votre serviteur direction la caisse chercher l’oseille après que le rouge soit mis…Ivanjica a terminé sa carrière de course par une troisième place à Laurel Park, puis est entrée au haras où elle a donné quatre produits dont deux vus en course dans des handicaps.

 

La suite au prochain numéro…